par Tresnie, Morgane 
Référence Quelles approches de la langue pour quelles didactiques des discours dans l'enseignement supérieur ? (15-17 octobre 2025: Belgique - Bruxelles - ULB)
Publication Non publié, 2025-10-25

Référence Quelles approches de la langue pour quelles didactiques des discours dans l'enseignement supérieur ? (15-17 octobre 2025: Belgique - Bruxelles - ULB)
Publication Non publié, 2025-10-25
Communication à un colloque
| Résumé : | La dimension argumentative (Amossy, 2013) est une caractéristique centrale de l’écrit de recherche (Boch et Rinck, 2010 ; Tutin et Grossmann, 2013). Pourtant, elle est souvent minimisée par les étudiant·e·s, davantage et erronément attaché·e·s à l’idée qu’un écrit scientifique doit être « objectif » voire « neutre » (Boch, 2013 ; Scheepers, 2013 ; Tutin et Grossmann, 2013 ; Boch et al., 2015 ; Pollet, 2019). Cette croyance est sans doute renforcée par les marques d’effacement énonciatif et permet de comprendre pourquoi les étudiant·e·s peinent à cerner la dimension argumentative de l’écrit de recherche, soutenant la construction de savoirs nouveaux à partir de savoirs existants (Reuter, 1998). Les étudiant·e·s sont de plus en plus confronté·e·s dès leur première année universitaire à la compréhension de ce genre de discours. Dès lors, il est essentiel de les former et de les outiller discursivement et linguistiquement pour discerner les stratégies énonciatives qui servent la dimension argumentative du texte (routines discursives, marques de positionnement, traces de la construction d’un point de vue…) mais aussi pour en comprendre les enjeux. Pour penser cette formation et la rendre possible dès le début du parcours universitaire, le genre de l’essai, prescrit dans les programmes scolaires belges francophones, se révèle être une excellente amorce. Éminemment inscrit dans une dimension argumentative, il permet en effet une approche contrastive entre ce genre connu et le nouveau genre à apprendre qu’est l’écrit de recherche. |



