Résumé : This thesis examines how conservation tourism shapes household livelihoods, multidimensional wellbeing, and socio-economic inequities among park-peripheral communities around Bwindi Impenetrable National Park (BINP), Uganda. It assesses tourism’s contribution to household livelihoods and resilience, explores residents’ experiences of its effects on wellbeing and equity, and integrates quantitative and qualitative evidence to explain differentiated livelihood and wellbeing outcomes.A transformative sequential mixed-methods case study was conducted in Mukono Parish. The quantitative component comprised a longitudinal survey of 235 households conducted over six rounds between June 2019 and July 2020. The qualitative component included 70 semi-structured interviews, five focus group discussions, structured observations, and field notes. Analysis examined five dimensions of differentiation: tourism engagement (V1), proximity (V2), gender (V3), age (V4), and ethnicity (V5). Findings were interpreted through an Integrated theoretical and analytical framework linking Political ecology, the Sustainable livelihoods approach, Sen’s Capability approach, and distributional, procedural, and recognitional equity within the broader context of Neoliberal conservation.The findings demonstrate that conservation tourism generated meaningful livelihood opportunities, but access and outcomes were differentiated. Tourism-Income Households (TIHHs) reported a median monthly income of UGX 205,000, compared with UGX 135,000 among Non-Tourism-Income Households (NTIHHs). Tourism participation varied by proximity, gender, age, and ethnicity and was mediated by factors including skills, information, mobility, productive assets, social networks, and market access. During the COVID-19 disruption, mean income-security scores among TIHHs declined from 3.6 to 1.9 out of five, compared with 2.7 to 2.3 among NTIHHs, demonstrating that higher tourism income did not necessarily translate into greater livelihood resilience. Qualitative findings showed that tourism-related resources could support valued functionings, including education, housing, and food security, but their contribution to wellbeing depended on residents’ substantive ability to access and convert them into valued opportunities. Batwa experiences further demonstrated how contemporary livelihood opportunities intersected with historical dispossession, restricted resource access, cultural recognition, and agency.The thesis conceptualises these patterns as a Regime of differentiated inclusion, whereby residents participate in and experience conservation tourism on different terms and with differing capacities to access opportunities, exercise agency, influence relevant processes, convert resources into valued functionings, and sustain resulting benefits. This concept integrates livelihood assets and strategies, conversion factors and capabilities, historical and institutional power relations, and distributional, procedural, and recognitional equity.The thesis concludes that conservation tourism around BINP contributes meaningfully to local livelihoods and wellbeing, but conditionally and unevenly. Its contribution should therefore be assessed not only through income, employment, or participation, but also through livelihood resilience, substantive capabilities, meaningful participation, agency, and the equity with which benefits, burdens, and recognition are experienced.
Cette thèse examine comment le tourisme de conservation façonne les moyens d’existence des ménages, le bien-être multidimensionnel et les inégalités socio-économiques au sein des communautés vivant à la périphérie du Parc national impénétrable de Bwindi (BINP), en Ouganda. Elle évalue la contribution du tourisme aux moyens d’existence et à la résilience des ménages, explore les expériences des habitants quant à ses effets sur le bien-être et l’équité, et intègre des données quantitatives et qualitatives afin d’expliquer les différences observées dans les résultats en matière de moyens d’existence et de bien-être.Une étude de cas séquentielle à méthodes mixtes, fondée sur un paradigme transformatif, a été menée dans la paroisse de Mukono. Le volet quantitatif comprenait une enquête longitudinale auprès de 235 ménages, réalisée en six vagues entre juin 2019 et juillet 2020. Le volet qualitatif comprenait 70 entretiens semi-directifs, cinq groupes de discussion, des observations structurées et des notes de terrain. L’analyse a porté sur cinq dimensions de différenciation : l’engagement touristique (V1), la proximité (V2), le genre (V3), l’âge (V4) et l’appartenance ethnique (V5). Les résultats ont été interprétés à travers un cadre théorique et analytique intégré reliant l’écologie politique, l’approche des moyens d’existence durables, l’approche des capabilités de Sen et les dimensions distributive, procédurale et de reconnaissance de l’équité, dans le contexte plus large de la conservation néolibérale.Les résultats montrent que le tourisme de conservation a généré d’importantes opportunités de subsistance, mais que leur accès et leurs effets étaient différenciés. Les ménages tirant un revenu du tourisme (TIHH) ont déclaré un revenu mensuel médian de 205 000 UGX, contre 135 000 UGX pour les ménages sans revenu touristique (NTIHH). La participation au tourisme variait selon la proximité, le genre, l’âge et l’appartenance ethnique, et était influencée par des facteurs tels que les compétences, l’information, la mobilité, les actifs productifs, les réseaux sociaux et l’accès aux marchés. Pendant la perturbation liée à la COVID-19, le score moyen de sécurité des revenus des TIHH est passé de 3,6 à 1,9 sur cinq, contre une baisse de 2,7 à 2,3 chez les NTIHH, démontrant qu’un revenu touristique plus élevé ne se traduisait pas nécessairement par une plus grande résilience des moyens d’existence. Les résultats qualitatifs ont montré que les ressources liées au tourisme pouvaient soutenir des fonctionnements valorisés, notamment l’éducation, le logement et la sécurité alimentaire, mais que leur contribution au bien-être dépendait de la capacité réelle des habitants à y accéder et à les convertir en opportunités valorisées. Les expériences des Batwa ont en outre montré comment les opportunités contemporaines de subsistance s’articulaient avec la dépossession historique, l’accès restreint aux ressources, la reconnaissance culturelle et l’agentivité.La thèse conceptualise ces dynamiques comme un régime d’inclusion différenciée, dans lequel les habitants participent au tourisme de conservation et en font l’expérience selon des modalités différentes et avec des capacités variables à accéder aux opportunités, à exercer leur agentivité, à influencer les processus pertinents, à convertir les ressources en fonctionnements valorisés et à pérenniser les bénéfices qui en résultent. Ce concept intègre les actifs et les stratégies de subsistance, les facteurs de conversion et les capabilités, les rapports de pouvoir historiques et institutionnels, ainsi que les dimensions distributive, procédurale et de reconnaissance de l’équité.La thèse conclut que le tourisme de conservation autour du BINP contribue de manière significative aux moyens d’existence et au bien-être locaux, mais de manière conditionnelle et inégale. Sa contribution devrait donc être évaluée non seulement à travers les revenus, l’emploi ou la participation, mais également à travers la résilience des moyens d’existence, les capabilités réelles, la participation effective, l’agentivité et l’équité avec laquelle les bénéfices, les charges et la reconnaissance sont vécus.Mots-clés : tourisme de conservation ; revenu des ménages ; bien-être ; conservation néolibérale ; moyens d’existence durables ; équité ; inclusion différenciée ; Parc national impénétrable de Bwindi.