Résumé : Les récifs coralliens, dont ceux de la Polynésie française, jouent un rôle crucial dans le maintien de la biodiversité marine, notamment en offrant des habitats complexes aux communautés d'invertébrés. Cependant, ces écosystèmes sont gravement menacés par les changements climatiques et les perturbations anthropiques, entraînant le blanchissement des coraux et une dégradation structurelle des coraux qui impacte directement les réseaux trophiques et la biodiversité des communautés d’invertébrés associés aux coraux. Ce mémoire vise à répondre à trois questions principales : (1) Quels sont les niveaux de biodiversité des invertébrés associés aux récifs coralliens de notre zone d'étude ? (2) Quel est le niveau de complexité structurelle de ces récifs ? (3) Le niveau de complexité structurelle des récifs coralliens est-il un facteur expliquant le niveau de diversité des communautés d’invertébrés ? Pour y répondre, nous nous appuierons sur des données récoltées lors d'une expédition scientifique menée en 2022 en Polynésie française. Les invertébrés ont été classés par morphotypes et leur diversité a été calculée à l’aide de l’abondance, la richesse spécifique et les indices de Shannon, Simpson et Pielou. La complexité structurelle des récifs a, quant à elle, été mesurée à partir de modèles 3D générés sur le logiciel de modélisation 3D, Agisoft Metashape Pro. Les métriques de complexité structurelle, telles que la rugosité, la dimension fractale et l’amplitude de la hauteur ont ensuite pu être extraites de ces modèles 3D. Les résultats de notre étude ont montré que l’état du corail (vivants, morts ou morts avec des algues) influence la diversité des invertébrés et que les métriques dimension fractale et amplitude de la hauteur sont négativement corrélées. Aucune relation entre la complexité structurelle corallienne et la diversité des invertébrés n’a été observée, ce qui pourrait s'expliquer par des limitations méthodologiques telles que l'utilisation de morphotypes, la taille réduite de l'échantillon (83 colonies), ainsi que par des facteurs contextuels spécifiques comme l'échelle spatiale restreinte (zone de 4m²).