Mémoire
| Résumé : | Ce mémoire porte sur le développement socio-morphologique de l’Allée Verte (« Groendreef » en néerlandais) du XVIe siècle à la fin du XIXe siècle. Aménagée sur les berges du canal de Willebroeck dans les années 1560, l’Allée Verte comptait autrefois parmi les promenades publiques les plus prisées et les plus emblématiques de Bruxelles. De cours à vocation processionnelle à promenade urbaine populaire, ce lieu prend diverses formes et fonctions au cours de son histoire.D’ordinaire, l’approche traditionnelle de l’Allée Verte est anecdotique, descriptive, voire non scientifique. Pourtant, même si elle a laissé peu de traces, cette promenade plantée constitue un pan important de l’histoire urbanistique de Bruxelles. Par exemple, elle témoigne de la transition de l’urbanisme préindustriel à l’urbanisme industriel au début du XIXe siècle. Par ailleurs, cet endroit a servi de moteur d’innovations urbanistiques en tout genre, notamment dans les domaines des transports en commun et de l’ingénierie civile.S’appuyant sur une diversité de sources (archives écrites, littérature du voyage, documents cartographiques et iconographiques) et s’inspirant des concepts de « fabrique urbaine » et de « ville subalterne », ce cas d’étude s’attache donc à reconstituer, non seulement la fabrication de l’Allée Verte sur un temps pluriséculaire, mais aussi son rôle majeur dans l’évolution urbanistique et sociale de Bruxelles. |





