Article révisé par les pairs
Résumé : Bonnefoy a publié deux versions de La voix de ce qui (a) détruit... (Hier régnant désert). La première, un trois-quatrains, exhibe une structure relativement claire en termes de rimes, de parallélismes, de cohésion et de cohérence. La seconde est un sonnet presque dépourvu de traits analogues et où la cohésion comme la cohérence semblent compromises. Une étude comparative montre que, si la première version évoquait le conflit entre l’idéalisme abstrait et un contact non régulé avec le concret, la seconde recourt au dialogisme pour dire la possibilité de dépasser « dialectiquement » ce dilemme et de retrouver foi dans l’expérience immanente du monde.