par Kellner, Thierry
;Loutfi, Nadine 
Organisme financeur GRIP/Service de l'éducation permanenete de la Fédération Wallonie Bruxelles
Publication Publié, 2026-07-07
;Loutfi, Nadine 
Organisme financeur GRIP/Service de l'éducation permanenete de la Fédération Wallonie Bruxelles
Publication Publié, 2026-07-07
Rapport
| Résumé : | La guerre opposant l’Iran à Israël et aux États-Unis depuis juin 2025/février 2026 constitue un révélateur des logiques structurelles qui sous-tendent la présence chinoise au Moyen-Orient. Loin de s’inscrire dans une logique d’alignement ou de neutralité passive, la posture de Pékin doit être comprise à travers le prisme de la triangulation stratégique. En entretenant simultanément des relations économiques et politiques avec deux acteurs antagonistes, la Chine cherche à maximiser ses intérêts tout en évitant les coûts d’un engagement conflictuel. Cet article mobilise les apports théoriques relatifs aux triangles stratégiques, aux asymétries relationnelles et à la synchronisation des interactions pour analyser la configuration Chine–Iran–Israël. Il montre que la guerre transforme cette triangulation en une structure contrainte, dans laquelle les marges de manœuvre chinoises sont réduites par l’intensification du conflit. Si la Chine conserve une capacité singulière à dialoguer avec les parties antagonistes, son incapacité à influencer directement les dynamiques sécuritaires souligne les limites d’une puissance principalement économique dans un environnement hautement militarisé. |



