Autre
| Résumé : | Investir dans le sport pour détourner l’attention des violations des droits humains, est ce que l’on appelle du sportwashing. La dynamique du sportwashing est la suivante : l’auteur·e (État, entreprise, …) responsable de violations morales flagrantes utilise son investissement dans le sport comme un «véhicule stratégique» pour détourner l’attention. La partie «lavage» du terme fait référence à la stratégie des dirigeants d’État ou d’entreprises visant à s’associer, eux-mêmes et leurs nations, aux idéaux (présupposés) positifs, purs et sains du sport d’élite, et ce faisant, «à effacer les associations négatives liées à des problèmes tels que la dégradation de l’environnement et les violations des droits de l’homme». Certains auteurs notent que l’effet du sportwashing peut être contrebalancé par le regain d’attention du public pour les enjeux sociopolitiques et par une critique accrue envers les États autoritaires qui investissent dans le sport («sportsdirtying»). Cela présuppose cependant que des organismes non gouvernementaux et/ou des médias d’investigation et/ou des académiques et des scientifiques soient en capacité de porter ce message critique auprès du grand public. |




