Article révisé par les pairs
Résumé : Two studies examined how victimhood beliefs and responsibility attributions regarding the Lebanese Civil War vary by group membership (Lebanese Christians vs. Muslims) and by religious and national identification. We predicted ingroup-favoring patterns in victimhood beliefs and responsibility attributions, particularly among individuals high in religious identification and low in national identification. Study 1 ( N = 405) assessed beliefs following exposure to a chronological war narrative, and Study 2 ( N = 338) introduced event type (ingroup harm-doing vs. ingroup victimization). Across studies, religious identification amplified defensive patterns, especially in responsibility attributions, whereas national identification showed limited buffering effects. In Study 2, event type qualified both victimhood beliefs and responsibility attributions: highly religious participants showed ingroup-favoring responses following reminders of ingroup victimization and more symmetrical attributions following harm-doing. National identification played a limited role, mainly among low religious identifiers, and group membership did not significantly moderate outcomes. Despite persistent defensiveness, participants also acknowledged outgroup suffering, suggesting potential for inclusive victimhood in post-conflict Lebanon.
Deux études ont examiné comment les croyances relatives au statut de victime et les attributions de responsabilité concernant la guerre civile libanaise varient en fonction de l’appartenance à un groupe (chrétiens libanais vs musulmans) et de l’identification religieuse et nationale. On a prédit des tendances favorisant le groupe d’appartenance dans les croyances relatives au statut de victime et les attributions de responsabilité, en particulier chez les personnes ayant une forte identification religieuse et une faible identification nationale. L’étude 1 (N = 405) a évalué ces croyances après l’exposition à un récit chronologique de la guerre, et l’étude 2 (N = 338) a introduit la notion de type d’événement (actes préjudiciables commis par le groupe d’appartenance vs victimisation du groupe d’appartenance). Dans les deux études, l’identification religieuse a amplifié les tendances défensives, surtout dans l’attribution des responsabilités, tandis que l’identification nationale n’a eu qu’un effet tampon limité. Dans l’étude 2, le type d’événement a influencé à la fois les croyances liées à la victimisation et les attributions de responsabilité : les participants très religieux ont montré des réponses favorisant leur groupe d’appartenance après avoir été rappelés à la victimisation de celui-ci, et des attributions plus symétriques après un préjudice infligé par leur groupe. L’identification nationale a joué un rôle limité, surtout chez ceux qui s’identifiaient peu à la religion, et l’appartenance à un groupe n’a pas modéré les résultats de manière significative. Malgré une attitude défensive persistante, les participants ont aussi reconnu la souffrance des autres groupes, ce qui suggère un potentiel de victimisation inclusive au Liban post-conflit.