Traduction
| Résumé : | À l’aube du XIXe siècle, de nouveaux dispositifs optiques bouleversent l’image ordinaire du monde ; le poème en prose chercherait à traduire cette révolution optique, en se détachant des mètres et des rimes pour se consacrer à la puissance visuelle du texte. Associée au rêve ou à l’expérience du train, la fantasmagorie d’Étienne-Gaspard Robertson, spectacle horrifique de lanterne magique créé à Paris dans les années 1790, fait figure de référent dans la culture optique du XIXe siècle. Cet article montre comment la fusion d’idées-images, s’inspirant du fondu enchaîné de la fantasmagorie, structure le mode de poéticité d’Un Rêve d’Aloysius Bertrand (1842) et de Métropolitain d’Arthur Rimbaud (1886), dans une quête de dérèglement caractéristique des premiers poèmes en prose. |




