par Diop, Ndiaga 
Président du jury Decharneux, Baudouin
Promoteur Dye, Guillaume
;Ndoye, Bado
Publication Non publié, 2026-04-08

Président du jury Decharneux, Baudouin

Promoteur Dye, Guillaume
;Ndoye, BadoPublication Non publié, 2026-04-08
Thèse de doctorat
| Résumé : | Cette thèse postule que c’est dans une combinaison de la théologie acharite et d’une méthode d’approche qui résonne avec celle de l’intuition chez Bergson que se joue toute la réflexion de Mohammed Iqbal concernant les enjeux de renouveau du discours islamique à la fois dans ses dimensions philosophiques, théologiques et spirituelles. Qu’il s’agisse de ce que notre auteur caractérise comme « un pluralisme spirituel », construit en réalité sur les ruines de l’ancienne théorie théologico-métaphysique des penseurs acharites - atomisme acharite -, ou encore sa conception individualiste de Dieu ainsi que les interprétations qu’il a faite des attributs divins coraniques (comme l’éternité, l’omniscience, l’omnipotence, le créateur, etc.), Mohammed Iqbal ne perd jamais de vue l’objectif qu’il s’est fixé, à savoir la rénovation du « système entier de l’islam » dans une terminologie qui résonne avec les aspirations nouvelles de la pensée et de l’expérience modernes. Nous avons par contre commencé par examiner la notion de réforme dans l'islam en mettant en lumière les contributions de figures comme Jamal Eddine al-Afghani et Sayyid Ahmad Khan qui ont promu le rationalisme et le modernisme islamique, et dont les efforts, bien que marqués par une approche apologétique ont cherché à adapter l'islam aux défis contemporains. Éloignée plus ou moins de l’apologie, l’œuvre de Mohammed Iqbal prolonge en quelque sorte leurs efforts respectifs. |



