Résumé : Pour évaluer les possibilités et limites de la génération automatique de textes dans un contexte journalistique, cette recherche itérative s’articule en deux chapitres complémentaires : un état de l’art (mise en contexte et analyse des enjeux socio-professionnels) et une approche fondée sur la linguistique computationnelle (analyse des processus de génération automatique de textes en langue naturelle et évaluation qualitative des textes générés). Dans ce cadre, un échantillon de trois textes générés, dans le domaine économique et financier, a été soumis à un panel de 80 juges humains. Celui-ci est principalement constitué d’experts en rédaction sollicités au Royaume-Uni et aux Etats-Unis, via des organisations professionnelles. Si les juges humains ont souligné les caractères de précision et d’objectivité des textes, ils ne les ont pas estimés plaisant à lire et bien rédigés. Dans deux cas, ils n’ont pas reconnu le caractère non-humain des textes. Les principales possibilités des systèmes de génération résident dans leur capacité à traiter rapidement de larges volumes de données dans des générations de surface calibrées en fonction du type de données et de la demande du client média. Leurs limites se situent davantage en amont de la génération de textes (aspects éthiques, éditoriaux et qualité des données).