par Moafo Tchioffo, Chanelle 
Président du jury Roisin, Yves
Promoteur Meerts, Pierre Jacques
Co-Promoteur Reynders, Marc
Publication Non publié, 2024-08-29

Président du jury Roisin, Yves

Promoteur Meerts, Pierre Jacques

Co-Promoteur Reynders, Marc
Publication Non publié, 2024-08-29
Mémoire
| Résumé : | Ce mémoire de Master constitue une étude taxonomique des Cyperaceae du genre Eleocharis d’Afrique Centrale (République démocratique du Congo, Rwanda et Burundi) comme contribution à la production de la Flore d’Afrique Centrale. L’étude a accordé une très grande importance à l’examen de 350 échantillons provenant de divers herbiers (Meise, Gand et ULB), offrant ainsi une analyse détaillée de la diversité et de la répartition géographique de ces espèces dans la région de la Flore.Dans cette étude, 14 taxa d’Eleocharis ont été trouvés dans la région de la Flore d’Afrique Centrale. Parmi ceux-ci, 12 étaient connus de la checklist issue de POWO tandis que 2 autres (E. caduca et E. mutata) n’y figuraient pas. La totalité de ces taxa est présente en République Démocratique du Congo, 7 autres au Burundi et 4 au Rwanda. Cette diversité d’Eleocharis en Afrique Centrale, est relativement faible en réponse au large éventail d’espèces retrouvé dans d’autres genres de la même famille tel que Cyperus. Afin d’identifier les espèces concernées, nous avons utilisé des méthodes taxonomiques classiques basées sur une analyse morphologique. Deux spécimens de chaque taxon, par région phytogéographique, présentant les caractères les plus complets que possible ont été mesurés. La taille de la plante, le nombre de glumes par épillet, les dimensions des akènes, le nombre de soies par périanthe et l’épaisseur des tiges ont été relevés. Cela a permis de délimiter et de décrire les espèces avec précision. Ce travail a également conduit à l’établissement d’une clé d’identification dichotomique des espèces, destinée aux chercheurs pour une meilleure identification. Plus d’une vingtaine d’erreurs de déterminations ont été corrigées.Les données de récoltes ont été utilisées pour dresser des cartes de répartition géographiques des espèces. Les régions phytogéographiques concentrant la plus grande diversité du genre sont le Bas-Congo, le Haut-Katanga, la région d’Ubangi-Uele ainsi que celle des Lacs Édouard et Kivu. La majorité des plantes sont de préoccupation mineure (LC), à l’exception d’Eleochris mimima et d’Eleocharis minuta qui restent non évaluées.Enfin, ce mémoire souligne l’importance de la collaboration internationale dans la recherche botanique, en mettant en lumière la contribution significative des herbiers Africains et Européens. La coopération entre les instituts a permis de rassembler les ressources nécessaires à une étude comme celle-ci, illustrant l’importance de préserver les collections d’herbiers comme ressources inestimables pour la recherche taxonomique et écologique. |



