Résumé : Ce mémoire a pour objectif d’étudier l’évolution du vidéoclip de sa condition d’objet promotionnel à sa valorisation en tant que forme artistique. Celle-ci s’est manifestée tant au niveau national qu’international à travers la création de festivals et d’initiatives visant à défendre l’art du clip. Les discours par rapport au format et à ses acteurs subissent des changements. Il ne s’agit plus uniquement d’une pratique relevant du marketing d’un artiste du secteur musical. Les aspirations de valorisation du clip vont au-delà des perceptions esthétiques.Ainsi, la problématique qui occupe ce travail se base sur la notion d’artification qui suppose l’existence d’un processus permettant la transition du non-art en art. Les observations menées dans le cadre de cette étude concernent principalement la Belgique. L’élément qui a permis la conduite d’une telle analyse provient de l’existence du festival VKRS qui est un événement entièrement dédié à l’art du clip à Bruxelles.L’institutionnalisation de la pratique vient de l’initiative d’acteurs des secteurs de la musique et de l’audiovisuel. Ces derniers étant un point central dans la compréhension des motivations du clip et de ses acteurs dans la quête de reconnaissance. La multidisciplinarité du format crée une coexistence entre plusieurs domaines artistiques.Grâce à cette complémentarité, l’enrichissement culturel s’opère au sein de la création pour les artistes mais également du côté de la réception pour le public. Dans un temps où une grande majorité de la société se retrouve souvent en contact avec un écran, la perception des images est d’une importance à ne pas négliger. D’autant plus si celle-ci se met au profit du secteur culturel.La réalisation de cette étude a pour ambition d’apporter des éclaircissements sur la manière dont s’organise et se développe l’art du clip belge.