Résumé : Le cinéma est un art qui a toujours entretenu des relations chaotiques avec les interprétations subjectives qui peuvent être faites de ses œuvres, parfois accusées à tort de traduire la volonté de leur auteur d’influer d’une façon ou d’une autre sur la candeur du spectateur, d’autant plus lorsqu’il s’agit d’un mineur, automatiquement considéré comme plus influençable que l’adulte, puisque muni de moindre capacités de recul et de mise en perspective. Il est facile d’excuser les diverses conceptions de censure sur leur principe, car il est louable, mais il est d’autant plus important de s’intéresser à leurs formes. Dans ce mémoire, il n'est pas question de dénoncer ni de faire valoir un principe de liberté totale sur un autre accusé d’être trop autoritaire. Il est simplement question de relever les véritables enjeux de la conception globale du cinéma et de ses possibles dangers. D’autant plus que son point de départ est un système en apparence très libéral et moderne, éloigné des interdictions qui ont autrefois régi le monde du septième art.