Mémoire
| Résumé : | En raison des changements climatiques, la fréquence, l’intensité et la durée des épisodes de sécheresse deviendront de plus en plus importantes. Ces derniers auront des impacts néfastes sur de nombreux secteurs, en particulier le secteur agricole. L’agriculture doit donc s’adapter face à ces effets. À cet égard, le rôle des politiques publiques pour favoriser cette adaptation s’avère crucial. La présente étude a par conséquent voulu identifier comment l’action publique pourrait être orientée en vue de renforcer la capacité d’adaptation et la résilience de l’agriculture wallonne face à un risque croissant de sécheresse. Afin de répondre à cette interrogation, une revue de la littérature a été conduite, dans un premier temps, pour déterminer les modalités d’action politique généralement mises en place à travers l’UE. Dans un second temps, des entretiens ont été réalisés auprès de personnes ressources, permettant ainsi d’affiner les éléments de la littérature. Au terme de la démarche, l’étude montre qu’il n’y a pas en Wallonie de réelle politique qui s’attaque directement au problème de sécheresse en agriculture. Par conséquent, la sécheresse et l’adaptation à ses effets en agriculture y sont indirectement abordées par le biais d’autres politiques. L’une des politiques les plus susceptibles d’aider l’agriculture en ces termes est la PAC. Toutefois, cette dernière manque de produire des résultats suffisamment efficaces sur le terrain. Elle doit pour ce faire renforcer ses ambitions environnementales et viser des mesures plus contraignantes. Il existe par ailleurs d’autres actions publiques plus spécifiques mises en place à l’échelle régionale et susceptibles de réduire la vulnérabilité de l’agriculture wallonne face à la sécheresse. Ces actions sont plus ou moins adéquates mais doivent être renforcées ou adaptées. En somme, l’étude retient deux grandes voies à suivre pour les politiques publiques en vue de renforcer la capacité d’adaptation et la résilience de l’agriculture wallonne face à la sécheresse. La première consiste à soutenir la transition vers des systèmes agricoles plus résilients en soutenant des pratiques agricoles respectueuses de l’environnement et en allant vers des modèles de production agricole durables. La seconde consiste à renforcer les dispositifs d’accompagnement en faveur des agriculteurs afin de mettre en marche la dite transition. Enfin, l’étude souligne qu’aucune action politique ne pourra éliminer le risque de sécheresse en agriculture. La sécheresse s’abattra sur le secteur d’une manière ou d’une autre. Ceux qui s’en sortiront le mieux sont ceux qui auront mis en place une agriculture plus résiliente. |





