Résumé : Ce mémoire a pour but d’examiner l’influence du féminisme au sein de la politique belge et ce que signifie le fait d’être une femme politique de nos jours. Nous allons démontrer que les obstacles sont encore très nombreux pour les femmes politiques, notamment lorsqu’il s’agit d’arriver au sommet de la hiérarchie. En effet, les femmes ne sont que très peu choisies afin d’être tête de liste tandis que hautes sphères des partis privilégient un entre-soi masculin. Grâce à la littérature et aux entretiens, nous verrons que le sexisme est toujours très présent en politique et qu’il se présente sous des formes variées comme du harcèlement sexuel, des réflexions dénigrantes, ou des stéréotypes sexistes. La vie politique a été pensée pour les hommes et le dilemme officieux entre maternité et carrière politique imposée aux femmes le démontre. Les quotas ont aidé les femmes à prendre place au sein de la scène politique mais elles se voient souvent encore être reléguées à des rôles non-stratégiques. A travers certaines théories nous mettrons en exergue le fait que les politiciennes internalisent un sentiment de manque de légitimité et sont encore perçues par certains comme des usurpatrices. Cependant, nous verrons que les mouvements sociaux comme « Metoo » ou « balancetonporc » ont permis une certaine libération de la parole, bien que non complète et que la solidarité entre femmes a pris une place importante dans la vie politique.