par Sharp, Julie 
Promoteur Van Hooland, Seth
Co-Promoteur Karssen, Zeger
Publication Non publié, 2020-09-02

Promoteur Van Hooland, Seth

Co-Promoteur Karssen, Zeger

Publication Non publié, 2020-09-02
Mémoire
| Résumé : | L’analyse menée pour la réalisation de ce mémoire a pour objectif de dresser un état des lieux et de comprendre les perspectives potentielles de développement du livre numérique jeunesse face à des consommations culturelles en mutation et une jeunesse de plus en plus portée aux écrans. La littérature numérique se définissant comme forme artistique littéraire qui utilise les potentiels multimédia pour enrichir son contenu se différencie ainsi du livre numérique homothétique, simple transposition du livre papier sur support numérique. Face à des contraintes éditoriales de rentabilité et ainsi de commercialité, cette forme artistique littéraire peine à trouver un système standard de production qui lui permette de se développer dans une perspective d’interopérabilité et de pérennité. Ces débats, qui sont plus largement liés aux mutations de la chaine du livre, contribuent aux difficultés que trouve ce secteur jeunesse à devenir un marché rentable mais aussi institutionnellement reconnu. En effet, aussi bien le secteur de l’édition belge francophone que le secteur de l’édition française se voient touchés par les phénomènes de centralisation de production culturelle. De plus, l’édition de littérature numérique ne représente actuellement qu’une part de marché assez peu significative, une économie qui est donc encore loin d’être favorable.Pour mieux percevoir cette réalité et tenter de comprendre comment survivre dans un secteur qui est en pleine mutation, ce mémoire s’attarde à étudier le cas de deux Maisons éditant de la littérature numérique jeunesse. Dans un premier temps, il s’agit des éditions CotCotCot, Maison belge et bruxelloise francophone dont les productions originales sont interactives et animées, en format applicatif et en ePUB3. Originairement « pure-Player », la Maison d’édition publie également du livre papier ainsi que sa version homothétique et envisage aujourd’hui de ne se consacrer qu’à cela. Dans un second temps il s’agit de la Maison d’édition parisienne, l’Apprimerie. Une Maison d’édition qui travaille exclusivement avec le format ePUB3 et dont la plupart des ouvrages réalisés en coéditions sont « équipés » de fonctionnalités de lecture dites inclusives. Ces deux études de cas, réalisées sur base, entre autre, d’entretiens semi-dirigés avec les fondatrices des deux Maisons d’édition, seront inévitablement amenées à dialoguer avec les problématiques soulevées dans le premier chapitre de ce mémoire. C’est sur base d’une vision plus concrète et actuelle de ce secteur et des difficultés d’implémentation que celui-ci rencontre, que nous pouvons espérer nous pencher, dans un avenir proche, sur des questions qui s’attarderont plus à parler du contenu et de la plus-value de la littérature numérique jeunesse. Une démarche qui permettra peut-être de défaire certaines contraintes auxquelles doit encore faire face ce secteur, qui pourtant semble répondre à des consommations culturelles et à des méthodes d’apprentissage en évolution et qui est de plus en plus tourné vers le multimédia. |



