Mémoire
| Résumé : | La rédaction de ce mémoire trouve son origine dans les nombreuses préoccupations des consommateurs qui concernent le développement du secteur de l’élevage et de ce que celui-ci implique pour l’environnement, la santé humaine, les animaux, et la viabilité de la planète pour les générations futures. Plus particulièrement, ce travail se donnera pour tâche d’apporter une réponse à la question suivante : consommer des produits d’origine animale : une pratique encore justifiable au XXIe siècle ? Cette question comprend plusieurs parties que nous étudierons séparément. Le Chapitre 1 porte tout d’abord sur l’étude du phénomène de la consommation de produits d’origine animale où nous retraçons l’évolution de la consommation depuis 1961 à aujourd’hui, et où nous présentons les projections de son évolution à moyen terme (sur la prochaine décennie) ainsi qu’à long-terme (à l’horizon 2050). Sont étudiés dans ce même chapitre deux principaux facteurs d’évolution de la consommation de produits animaux, à savoir la dynamique géographique et l’évolution du revenu moyen par habitant, ainsi que toute une série de facteurs d’incertitudes qui rendent difficile la projection à plus long terme de l’évolution de l’offre et de la demande des produits animaux. Le Chapitre 2 se penche ensuite sur les principaux impacts du secteur de l’élevage sur l’environnement et la santé, ainsi que sur les inquiétudes qui y sont liées en terme de sécurité alimentaire. Les impacts sur l’environnement concernent : a) l’occupation des terres et la déforestation par le secteur de l’élevage, b) leurs répercussions sur la biodiversité ainsi que c) les émissions de gaz à effet de serre du secteur qui participe au changement climatique. En ce qui concerne les impacts liés à la santé, nous traitons : a) des dangers liés à la surconsommation de certains produits animaux, b) des complications dues à l’intolérance au lactose qui concerne plus de la moitié de la population, c) enfin, du développement de maladies animales pouvant constituer un danger pour l’homme. C’est au Chapitre 3 que nous revenons sur la deuxième partie de notre question. Nous y tentons de préciser que la consommation de produits d’origine animale, telle que pratiquée dans les pays avancés et vers laquelle tendent les pays en développement, est le résultat non pas d’un raisonnement intelligent et soucieux de répondre aux besoins nutritionnels des hommes – encore moins de préserver l’environnement –, mais de l’évolution de différents facteurs historiques, sociales et économiques : contraintes de survie, contraintes économiques, développement des technologies, valeurs culturelles, modes de vie, « préférences » alimentaires, etc. Considérée de la sorte, nous insistons sur la capacité qu’a une pratique alimentaire de se transformer - comme en témoigne la théorie de la transition nutritionnelle de Barry M. Popkin. Nous présentons enfin les bénéfices tant pour l’environnement que pour la santé d’un scénario d’adoption d’un régime alimentaire plus durable. Ce dont nous avons grandement besoin aujourd’hui est l’existence de pratiques alimentaires capables de nous rendre sensibles à d’autres particularités - c’est-à-dire à toutes celles que nos systèmes alimentaires nous ont fait oubliées –, comme la vie animale. |





