Résumé : Aujourd’hui, l’Agenda 2030 du Développement Durable représente tout d’abord un enjeu démocratique qui implique non seulement de questionner les modèles de vie, en mettant au centre l’intérêt collectif plutôt que celui individuel. Dans ce cadre, l’émergence des pratiques citoyennes participatives au sein des espaces publics, dans lesquelles s’insère Tercer Paraìso Cuba, ouvre la voie de facto sur la question du bien commun. Avec la mise en oeuvre d’espaces de socialisation, animés par la circulation des biens, des connaissances, des pratiques, des savoirs et des savoir-faire, les réseaux de Tercer Paraìso Cuba à La Havane accueillent les débats sur les défis situationnels. À partir de l’engagement de ses collaborateurs, les lieux de rencontres se configurent comme des laboratoires ouverts à un public cible hétérogène, dans lesquels il est possible d’expérimenter des thématiques de travail durable et de questionner les enjeux locaux. Les relations de confiance qui s’y établissent, qu’elles soient économiques ou/et sociales, créent des dynamiques favorables à l’action, comme possibilités d’agir des intervenants. Au sein du contexte de Cuba, cela se traduit par des luttes singulières et situationnelles, portées par les acteurs de la société civile. L’ambition de ce travail de recherche est de comprendre comment l’engagement des acteurs au sein des espaces de Tercer Paraìso Cuba, véhiculé par la création de réseaux d’échanges, puisse amener au développement des nouvelles possibilités d’agir, comme voie pour l’émancipation.