par Royberghs, Thomas 
Président du jury Zaccai, Edwin
Co-Promoteur Deligne, Chloé
Publication Non publié, 2020-08-24

Président du jury Zaccai, Edwin

Co-Promoteur Deligne, Chloé

Publication Non publié, 2020-08-24
Mémoire
| Résumé : | Au croisement entre les études sur la Grande Accélération et la critique des « Trente Glorieuses », ce travail cherche à comprendre comment l’évolution de la voiture a contribué à la dégradation de l’environnement. Pourquoi constate-t-on un essor automobile pendant les trois décennies d’après-guerre ? Quelles évolutions peut-on observer en Belgique en rapport avec l’utilisation de la voiture ? À partir de ces questions, nous cherchons à faire le lien entre la critique des « Trente Glorieuses », l’évolution du parc automobile (l’un des indicateurs de la Grande Accélération), et la situation en Belgique.Il apparaît rapidement qu’au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, le parc automobile en Belgique se développe de manière fulgurante. La croissance suit en ce sens la tendance observée à l’échelle mondiale pour la Grande Accélération. L’infrastructure routière connaît également une croissance exponentielle. Par contre les moyens de transports en commun subissent une forte réduction de leur infrastructure, alors que la voiture est rapidement utilisée comme argument par les défenseurs du progrès scientifique et de la modernisation de la société, comme symbole de la liberté individuelle des masses et comme fer de lance de l’économie capitaliste. Tant les chemins de fer nationaux belges que les trams à Bruxelles reculent devant l’essor des véhicules à moteur, voitures individuelles et bus confondus.La voiture ne fait pourtant pas l’unanimité dans l’opinion publique et académique, notamment parce qu’un grand nombre d’impacts néfastes sur l’environnement lui sont attribués. Déjà dans les années 1960 et 1970, des chercheurs mettent en garde contre la raréfaction des ressources (principalement pétrolières), les différentes formes pollutions, la pression sur les espaces naturels et les dangers que représente la voiture à l’égard des animaux et des autres usagers de la route.L’organisation de l’Expo 58 est un exemple concret des modifications importantes que connaît Bruxelles pendant les années 1945-1975. Bien que les motivations politiques et économiques visant à faire de Bruxelles le « Carrefour de l’Occident » précèdent la décision d’organiser l’Expo 58 à Bruxelles, celle-ci a fortement accéléré les travaux d’urbanisation. Malgré les avis divergents, l’ajout de routes, les importantes modifications urbanistiques et la réduction du réseau de tram ont contribué à une transformation radicale du paysage bruxellois en faveur de l’automobile. |



