Résumé : Que nous révèlent les dynamiques d’évolution du positionnement des principaux partis politiques francophones en Région de Bruxelles-Capitale, au regard de l’élaboration et de la mise en œuvre des politiques d’attractivité résidentielles depuis 1989 ? Telle est la question à laquelle nous avons tenté de répondre. Question difficile car liée à une matière complexe et technique, très fortement transversale et qui se situant dans le cadre de la RBC, évolue au cœur de la complexité institutionnelle de la Belgique. Un cadre institutionnel qui sur 30 ans a connu des modifications profondes influant également sur les interactions en présence. La richesse de ces évolutions nous offre cependant le recul nécessaire pour mieux apprécier la force de ces interactions dans un cadre institutionnel en mutation et leur influence sur les dynamiques d’évolution du positionnement des partis. Les hypothèses que nous avions formulées nous laissaient penser que la dynamique de positionnement des partis - malgré son atténuation liée au mode de scrutin proportionnel – garderait une empreinte idéologique plus forte dans la mise en œuvre des politiques publiques d’attraction résidentielle. Nous avons dans une première partie, dressé l’Etat des lieux des réalités politiques et des interactions ayant mené à la naissance de la RBC, aux compétences qui lui ont été attribuées sur le plan institutionnel mais aussi en matière de financement. Nous avons mis en exergue la problématique de la périurbanisation pour la Région bruxelloise ainsi que les réalité sociale et démographique conjuguée à la structure de l’habitat auxquelles elle est confrontée. Nous avons également approché les dispositifs politiques, législatifs, réglementaires mis en place en matière d’attractivité résidentielle en RBC ainsi que le positionnement des partis vis-à-vis de cette matière. Notre cadre d’analyse nous a permis de disposer d’une grille de lecture du positionnement des différents acteurs et de leurs interactions au sein des différents contextes institutionnels. Au vus des éléments analysés, la tendance qui se dégage est qu’au-delà de l’ancrage idéologique des partis qui reste prégnante dans le discours politique, c’est la force combinée des interactions et la saillance des éléments contextuels, qui déterminent la capacité effective de positionnement des partis et ainsi l’écart entre leur positionnement théorique et leur positionnement effectif dans la mise en œuvre des politiques publiques d’attractivité résidentielle en RBC.