Mémoire
| Résumé : | Ce mémoire cherche à montrer un lien négatif entre violence institutionnelle et consensus dans l'action politique. Il s'intéresse pour cela aux éléments qui permettent de conceptualiser ces variables, à travers la littérature et les dispositifs institutionnels relatifs à la démocratie délibérative. Ayant pris pour cas d'étude la Convention citoyenne pour le Climat tenue en France entre 2019 et 2020, et plus précisément une séquence portant sur la soumission au vote en plénière des mesures mises au point par les citoyens de la Convention selon une division du travail, nous avons pu montrer que plus la rationalité et la complexité et moins l'affectif faisaient partie des délibérations finales sur le plan des justifications, plus le consensus était fort. Faisant la distinction entre une rhétorique délibérative et une rhétorique plébiscitaire, nous avons cependant constaté que cette dernière, constitutive de violence institutionnelle, a pu avoir un rôle important dans le consensus. Il a donc fallu poser bien que ce consensus s'inscrive dans une modalité du conflit, celle-ci est différente de ce que l'on peut appeler le conflit démocratique. |





