Mémoire
| Résumé : | En 1900, c’est dans un contexte industriel très fort que la loi sur le contrat de travail voit le jour. En 1922, c’est au tour du statut d’employé d’apparaître. La distinction entre les statuts est née, les uns réalisant des tâches essentiellement manuelles, les autres des tâches intellectuelles. Depuis, la loi du 3 juillet 1978, sur les contrats de travail, opère une stricte distinction entre le statut d’ouvrier et celui d’employé avec des droits et des avantages bien différents. En 2011, la Cour constitutionnelle a déclaré discriminatoires les différences entre ouvriers et employés. En effet, à l’heure actuelle il est de plus en plus difficile de légitimer cette distinction. C’est donc en 2014, qu’un premier pas en direction d’un rapprochement des statuts est fait avec la suppression du jour de carence et l’harmonisation des délais de préavis. Toutefois, depuis 5 ans, aucune autre avancée n’a eu lieu dans ce domaine. Quelles sont les causes de ce blocage politique et syndical qui empêchent une harmonisation complète des statuts ? Car s’il existe bien une résistance patronale, portant en grande partie sur le coût salarial, un autre facteur de blocage est aussi à chercher du côté des structures syndicales. En effet, les centrales professionnelles, sur lesquelles reposent une partie de l’organisation interne de la FGTB et de la CSC, sont constituées selon cette distinction. La création d’un statut unique pour tous les travailleurs serait consécutive d’une réorganisation interne profonde de ces syndicats. Entre lutte de pouvoir et enjeux financiers, ébranler l’indépendance des puissantes centrales professionnelles n’est pas chose aisée. |





