Mémoire
| Résumé : | La prise en charge pluridisciplinaire des patients atteints de sclérose en plaques (SEP) doit pour être optimale prendre en compte l’évolution des marqueurs cliniques des patients à court terme, l’implication de l’état de la pathologie dans ses évolutions et les potentielles relations entre ces marqueurs cliniques. L’objectif du mémoire fut d’établir si les marqueurs cliniques des patients évoluaient significativement à court terme au cours des évaluations. Est-ce que ces évolutions étaient différentes en fonction du stade la maladie ? Existe-t-il des corrélations significatives entre ces marqueurs ? Nous avons analysé une base de données comportant une population de 40 patients atteints de SEP ayant effectué trois évaluations cliniques répétées avec des intervalles de 7,6 mois (SD 2,3) sur une période de 3 ans. Le même protocole a été effectué en deux sessions par l’équipe multidisciplinaire, il comportait un test fonctionnel, des évaluations physiques de la marche et des membres supérieurs, un test cognitif, des questionnaires de fatigue et psychologique. Notre travail est parti de cette base de données en comparant la moyenne des valeurs des tests aux différents temps d’évaluations, puis nous avons séparé les patients en deux groupes en fonction de leurs atteintes fonctionnelles (Seuil EDSS de 3) et répété l’opération. Nous avons ensuite recherché s’il existait une différence significative entre les évaluations. Par la suite nous avons cherché à établir s’il existait des relations linéaires significatives entre les différentes évaluations cliniques. Notre premier groupe comptabilise 19 patients ayant un EDSS (Expanded Disability Status Scale) compris entre 0 et 3 (moyenne 1,5 ; SD 1,3). Le second groupe comptabilise 20 patients ayant un EDSS compris entre 3,5 et 6,5 (moyenne 4,9 ; SD 1,1). Nous avons observé pour l’ensemble du groupe une amélioration du SDMT écrit entre T1 et T2 (+7% sur 8 mois, p = 0,023) et entre T1 et T3 (+10% sur 16 mois, p = 0,046), du SDMT oral entre T1 et T3 (+5% sur 16 mois, p = 0,018) et une amélioration de l’EMIF entre T1 et T2 (-5% sur 8 mois, p = 0,045). Le premier groupe le moins atteint n’avait plus aucune évolution significative. Pour le second groupe, le SDMT s’est amélioré entre T1 et T3 (+10% sur 16 mois, p = 0,011) et l’EMIF s’est amélioré entre T1 et T2 (-10% sur 8 mois, p = 0,002) avec les items de fatigue physique et psychique et s’est dégradé entre T2 et T3 (+14% sur 8 mois, p = 0,041) avec l’item de fatigue cognitive. Nous avons retrouvé des relations linéaires entre le SDMT, l’EMIF et les tests de marches (T25FW, SSST) différentes en fonction du niveau de handicap. |





