par Konate Sidibe, Salamata 
Editeur scientifique SOME SOMDA, Minimalo Alice;HIEN, Sourbar Justin Wenceslas;SEDOGO, Vincent;SOME ARCENS, Marie-Thérèse Camille;COMPAORE, Maxime
Référence Le Burkina Faso face aux défis du XXIe siècle : contribution de la recherche en lettres, sciences humaines et sociales, Presses Universitaires, Ouagadougou, Ed. 1
Publication Publié, 2025-10-20

Editeur scientifique SOME SOMDA, Minimalo Alice;HIEN, Sourbar Justin Wenceslas;SEDOGO, Vincent;SOME ARCENS, Marie-Thérèse Camille;COMPAORE, Maxime
Référence Le Burkina Faso face aux défis du XXIe siècle : contribution de la recherche en lettres, sciences humaines et sociales, Presses Universitaires, Ouagadougou, Ed. 1
Publication Publié, 2025-10-20
Partie d'ouvrage collectif
| Résumé : | Cet article interroge, à partir d’analyse d’un corpus de presse du quotidien Sidwaya et des entretiens semi-directifs, les initiatives étatiques et citoyennes d’autodéfense au Burkina Faso notamment les koglwéogo et les dozo sur la période de mai 2015 à décembre 2022 et de 2020 à 2024 pour les VDP. Notre analyse révèle que malgré les tentatives d’encadrement et les multiples contributions à la lutte contre l’insécurité et récemment le terrorisme, il n’en demeure pas moins que ces initiatives d’autodéfense constituent une source d’insécurité, de remise en cause des institutions étatiques et des droits humains au Burkina Faso. Leur multiplication perçue comme un moyen de stabilisation par l’Etat burkinabè et des populations locales est, paradoxalement, devenue un moteur de violence. Entre hésitations, doute et galvanisation, l’autorité a tardivement pris des mesures de recadrage qui n’ont pas pu les contenir. |
| This article examines, based on an analysis of a press corpus from the daily Sidwaya and semi-structured interviews, state and citizen self-defense initiatives in Burkina Faso, particularly the koglwéogo and dozo, during the period from May 2015 to December 2022 and from 2020 to 2024 for the VDP. Our analysis reveals that despite attempts at supervision and multiple contributions to the fight against insecurity and, more recently, terrorism, the fact remains that these self-defense initiatives constitute a source of insecurity and a challenge to state institutions and human rights in Burkina Faso. Their proliferation, perceived as a means of stabilization by the Burkinabe state and local populations, has, paradoxically, become a driver of violence. Amidst hesitation, doubt, and galvanization, the authorities belatedly took remedial measures that failed to contain them. |



