par Fontaine, Nicolas 
Président du jury Detrain, Claire
Promoteur Fournier, Denis
Co-Promoteur Roisin, Yves
Publication Non publié, 2026-10-08

Président du jury Detrain, Claire

Promoteur Fournier, Denis

Co-Promoteur Roisin, Yves

Publication Non publié, 2026-10-08
Thèse de doctorat
| Résumé : | Identifier précisément les espèces constitue un enjeu fondamental pour la recherche biologique et écologique, particulièrement chez les organismes jouant un rôle important dans le fonctionnement des écosystèmes, tels que les termites. L’identification de ces organismes peut s’avérer difficile en raison de leur petite taille, de la présence de castes morphologiquement distinctes et d’une grande variabilité intraspécifique. Termes Linnaeus est un genre pantropical courant, dont les espèces se nourrissent à l’interface entre le bois et le sol. Il constitue le premier genre de termites décrit dans le Systema Naturae (Linnaeus, 1758) et comprend ainsi des espèces décrites il y a plus d’un siècle, dont le diagnostic nécessite une mise à jour. La plupart des huit espèces Néotropicales de Termes présentent des descriptions et des critères d’identification ambigus, notamment l’espèce type du genre, T. fatalis. Les spécimens correspondant à sa description se répartissent en deux groupes génétiques distincts, ce qui remet en question l’identité de l’espèce. Nous abordons ce problème dans le premier chapitre de cette thèse en adoptant une approche intégrative. Des échantillons présumés de T. fatalis provenant de Guyane française ont été comparés sur la base de leur séquençage du génome mitochondrial, de leurs profils chimiques et de la morphologie de l’ensemble des castes. Nous montrons que les échantillons de T. aff. fatalis comprennent trois espèces différentes, chacune présentant des caractéristiques morphologiques la distinguant des autres. La comparaison avec les spécimens types de plusieurs espèces a ensuite permis de déterminer leur identité. Outre T. fatalis, ce complexe d’espèces comprend T. medioculatus et une espèce nouvelle pour la science, que nous décrivons sous le nom de T. incognitus. Nous constatons également que T. medioculatus est morphologiquement identique à T. panamaensis, ce qui soulève la question d’une éventuelle synonymie entre ces deux espèces, dont les aires de répartition géographiques connues sont actuellement distinctes.Dans le deuxième chapitre, nous décrivons deux autres nouvelles espèces, identifiées grâce au séquençage d’échantillons colombiens et vénézuéliens. Ces espèces présentent des différences claires avec les autres Termes Néotropicaux, bien que leurs soldats puissent être confondus avec ceux d’autres espèces en raison de leurs dimensions similaires. Enfin, dans le troisième chapitre, nous procédons à une évaluation globale des caractères morphologiques qui distinguent les espèces Néotropicales du genre Termes, en nous appuyant sur des spécimens collectés sur tout le continent, sur du matériel-type de la plupart des espèces et sur le séquençage du génome mitochondrial. Nous identifions des critères permettant de distinguer les espèces sur la base de mesures des imagos et de la valvule entérique des ouvriers. En revanche, la morphologie des soldats est rarement spécifique d’une espèce et présente des chevauchements entre espèces qui ne permettent pas de toutes les distinguer entre elles. Dans l’ensemble, ce travail fournit une base sur laquelle pourra s’appuyer une future révision taxonomique du genre Termes en clarifiant l'identité de l’espèce type, en fournissant des séquences de codes-barres moléculaires et des illustrations pour la plupart des espèces, et en élaborant des clés d'identification au niveau spécifique. |



