par Mideso, Narcisse
Référence Annales de droit de Louvain, 88, 1, page (121-139)
Publication Publié, 2026-05-28
Article révisé par les pairs
Résumé : Clandestines et cachées, les pratiques qui matérialisent la catégorie pénale de corruption se révèlent moins appréhendables par un travail des sources classiques du droit. Cela est d’autant plus difficile lorsque le chercheur‑juriste vise une microanalyse à partir des pratiques quotidiennes d’acteurs locaux. La description dense et détaillée des phénomènes qu’autorise alors une approche ethnographique grâce à une immersion prolongée dans un espace d’étude bien déterminé — permet de repousser les limites méthodologiques subséquentes à une approche positiviste du phénomène. Toutefois, les singularités propres à chaque terrain de recherche impliquent une sensibilité variable de l’objet corruption selon les contextes, et exigent du chercheur à la fois une maîtrise relativement aboutie des ficelles ethnographiques issues des manuels de méthodologie que leur adaptation permanente sur le terrain de recherche. La présente contribution revient sur l’implémentation de cette approche méthodologique sur le terrain de la délivrance quotidienne du service public de l’eau à Bukavu (République démocratique du Congo) mettant en évidence la plus‑value heuristique d’une telle approche dans une démarche de recherche en droit et sur une catégorie juridique.