Résumé : En 2024, plus d’un million de belges fournissait au moins une fois par semaine une aide ou des soins informels à une personne dépendante. L’importance des soins informels devrait croître à l’avenir en raison du vieillissement démographique, des progrès médicaux, des politiques de prise en charge de longue durée et des contraintes budgétaires, qui incitent à privilégier les soins de proximité plutôt que l’institutionnalisation lorsque cela est possible. Si l’aide apportée peut avoir certains aspects positifs, tels que la reconnaissance associée au fait de remplir un rôle d’aidant ou le renforcement des liens affectifs avec la personne aidée, de nombreuses études démontrent que les aidants présentent plus fréquemment des troubles de la santé mentale ; quelques études indiquent également une moindre santé physique. En ce qui concerne la participation sur le marché du travail, les femmes et les aidants à forte intensité ont une moindre probabilité d’être en emploi. Le statut d’aidant proche est officiellement reconnu en Belgique depuis 2019 et ouvre l’accès aux congés thématiques. Toutefois, à la lumière des effets importants du rôle d’aidant sur la santé et du risque accru de décrochage du marché du travail, les allocations actuelles apparaissent insuffisantes pour compenser équitablement la charge de soins et réduire le conflit entre les responsabilités d’aide et l’activité professionnelle.