par Vilquin, Thomas 
Editeur scientifique Chabriac, Pierre-Antoine
Référence Enseigner les structures en Architecture(8: 4-6/6/2026: Rennes), ELSA 8, École Nationale Supérieure d'Architecture de Bretagne
Publication A Paraître, 2026-09-01

Editeur scientifique Chabriac, Pierre-Antoine
Référence Enseigner les structures en Architecture(8: 4-6/6/2026: Rennes), ELSA 8, École Nationale Supérieure d'Architecture de Bretagne
Publication A Paraître, 2026-09-01
Publication dans des actes
| Résumé : | À la Faculté d’architecture de l’Université Libre de Bruxelles, les workshops de la Semaine d’Innovation Pédagogique offrent aux étudiant·e·s de BA3 et MA1 l’occasion, rare dans leur cursus, de s’engager dans des exercices concrets de type "design and build", impossibles à organiser dans les cours obligatoires en raison de cohortes très nombreuses.Dans ce cadre, certains choix d’énoncé se révèlent particulièrement féconds. D’une part, l’exploration de technologies d'actualité favorise l’obtention de sponsoring en nature de la part d’entreprises locales, désireuses de faire connaître leurs produits et d’observer leur appropriation par de futur·e·s architectes. Au-delà de l’intérêt pédagogique, cet apport compense partiellement des budgets institutionnels inadaptés à la logistique de tels dispositifs.D’autre part, connecter les exercices à des projets réels en cours permet d’enrichir l’énoncé par l’apport de multiples parties prenantes (acteurs politiques, collectifs citoyens, associations, praticien·ne·s, chercheurs, etc.). En retour, les propositions étudiantes alimentent les réflexions en cours. Les étudiant·e·s expérimentent ainsi la complexité des situations réelles et prennent conscience de la responsabilité sociale de l’architecte, au-delà de la seule relation au client. Cette mise en relation vise à instaurer une dynamique mutuellement bénéfique.Dans cette optique, laisser le programme ouvert encourage une posture critique : il s’agit d’identifier les usager·ère·s (y compris inattendu·e·s), leurs besoins et les expériences à imaginer pour eux.Le workshop 2025, organisé à l’invitation d’un collectif d’activistes urbains, s’est ainsi concentré sur un carrefour proche de la faculté, au cœur de débats locaux sur sa (semi-)piétonnisation après les aménagements temporaires liés au Covid. Les étudiant·e·s ont exploré le potentiel d’un espace partiellement libéré de la circulation à travers des installations temporaires en bois de réemploi et démontables : table-scène, balançoire, jalons pour joggeurs et bancs pivotants.En 2026, le workshop a accompagné la transformation d’un ancien immeuble de bureaux destiné à accueillir la faculté. Face à la démolition prévue d’éléments en béton, l’exercice a interrogé les possibilités de réemploi direct de ces matériaux, en alternative à un recyclage énergivore. Les étudiant·e·s ont exploré le remaçonnage de fragments de béton, l’usage de liants moins carbonés (ciment-argile, à l’image du "mudcrete") et l’intégration de pigments pour produire une sorte de terrazzo tridimensionnel. Pour exploiter la résistance aux intempéries apportée par le ciment, les propositions se sont concentrées sur des aménagements extérieurs : fontaine en toiture, jardin en gradins, signal d’entrée et assises. Un groupe a également travaillé sur des filières locales de pigments d'origine circulaire.Mais cette approche "connectée au monde" comporte aussi des risques : refus d’autorisations, réactions imprévisibles des parties prenantes, etc. Des négociations anticipées et une capacité d’adaptation en cours de workshop apparaissent dès lors essentielles pour en garantir la bonne tenue. |



