par Fierens, Marie
;Rovetta, Ornella 
Référence REAF 2026. ‘Nouvelles écritures’ en études africaines : réflexions critiques et retours d’expériences (7 juillet 2026: Campus Condorcet, Auberviliiers)
Publication Non publié, 2026-07-02
;Rovetta, Ornella 
Référence REAF 2026. ‘Nouvelles écritures’ en études africaines : réflexions critiques et retours d’expériences (7 juillet 2026: Campus Condorcet, Auberviliiers)
Publication Non publié, 2026-07-02
Communication à un colloque
| Résumé : | Donner à entendre, c’est dévoiler nos sources, mais aussi nous exposer, en tant que chercheuses et autrices. Depuis huit ans, nous explorons ensemble, chacune depuis nos disciplines (sciences de l’information et de la communication et histoire), ce que le son fait à la recherche et à celles et ceux qui la pratiquent. Dans le cadre de cinq projets sonores réalisés au Rwanda, en Tanzanie, au Burkina Faso et en RDC, nous avons interrogé les tensions entre récit scientifique, éthique de terrain et écriture sonore.Le son, comme l’écrit, engage à la fois des rapports de confiance et l’indépendance du chercheur. Dans le récit sonore, un dialogue sensible et direct avec les voix des « enquêtés » s’instaure ; nos voix et notre présence – y compris dans leurs silences – sont audibles dès l’enregistrement. En même temps, nous revendiquons « notre voix » dans le cadre de l’analyse scientifique. La narration sonore brouille ainsi la frontière entre le « terrain » et le « texte » ; là où, habituellement, le passage du terrain au texte implique une médiation, le sonore prend sa propre place. Comment faire récit sans trahir la vérité propre de chaque parole ? Où placer la voix off pour ne pas surplomber ni expliquer à l’auditeur ce qu’il serait censé entendre ? Que faire quand une pré-écoute réveille des peurs ou suscite une forme de censure, voire un incident heuristique ?Nos choix de prise de son (entretiens individuels ou collectifs en focus group, participation à des groupes de parole et de réconciliation), de montage et nos accidents d’écoute sont matière à réflexion. Ils nous obligent à interroger notre position de chercheur, la place du sensible et la co-construction du récit. Cette communication propose un retour d’expérience concret et réflexif sur ces dilemmes éthiques et épistémologiques à partir de cinq projets d’écriture sonore. |



