par Waszak, Alexandra 
Président du jury Laoureux, Denis
Promoteur Clerbois, Sébastien
Publication Non publié, 2026-07-06

Président du jury Laoureux, Denis

Promoteur Clerbois, Sébastien

Publication Non publié, 2026-07-06
Thèse de doctorat
| Résumé : | Quel est le parcours des sculptrices lorsqu’elles ambitionnent de produire des médailles ? À la fin du XIXe siècle, grâce à la popularisation de processus techniques et à l’intérêt général des sociétés européennes pour les objets issus de l’industrie, dont témoignent notamment les Expositions universelles, ces petits bas-reliefs connaissent un second souffle en France et en Belgique. Les médailles se multiplient sur les cimaises et le statut du médailleur bénéficie des liens étroits qui se tissent avec la pratique de la sculpture. Toutefois, ces liens plus forts avec les Beaux-Arts par rapport aux arts décoratifs contribuent à la discrimination des médailleuses pour qui la formation en sculpture mais également les outils de production restent difficiles d’accès. Cela conditionne le succès artistique, critique, populaire et économique des médailleuses. Ce succès relatif s’illustre enfin par l’absence de leurs productions dans les collections muséales et à la vue du grand public, alors même que le médium, au regard de l’iconographie, permet de réinterroger le paragone établi entre la peinture et la sculpture. |
| How to describe the path of female sculptors when they set out to produce medals? By the end of the 19th century, thanks to the widespread adoption of technical processes and the general interest of European societies in industrially produced objects—as evidenced in particular by the World’s Fairs—these small bas-reliefs know a resurgence in France and Belgium. Medals begin to proliferate on gallery walls, and the status of the medalist benefits from the close ties that are forged with the practice of sculpture. However, these stronger links to the fine arts compared to the decorative arts contribute to discrimination against female medalists, for whom access to both sculpture training and production tools remains difficult. This limits the artistic, critical, popular, and economic success of female medalists. This relative success is further illustrated by the absence of their works in museum collections and from the public eye, even though, from an iconographic perspective, the medium allows for a re-examination of the established comparison between painting and sculpture. |



