par Groux, Annette;Grulois, Geoffrey ;Scutari, Ana
Référence Plan Urbanisme Construction Architecture, Paris, Vol. 3
Publication Publié, 2024-06-01
Ouvrage en collaboration
Résumé : L’objet de ce livrable est d’analyser la manière dont les institutions locales lilloises et bruxelloises, inscrivent les activités productives dansleurs projets de territoire et in fine dans leurs documents de planification urbaine. Cette analyse se concentrera uniquement sur l’intégration de ces activités dans les tissus urbains constitués.La ville productive, au sens manufacturier du terme est depuis une quarantaine d’années, selon les territoires, un impensé en matière de politique publique. Le contexte environnemental qui s’impose à nous, ainsi que les contextes législatifs européen et national nous obligent à la sobriété foncière, notamment envers les espaces naturels agricoles et forestiers (ENAF). Désormais le tissu urbain constitué doit fournir la ressourcefoncière nécessaire aux besoins du développement territorial tant en matière de logement, de mobilité, d’équipements, de commerces, de services, de nature en ville que d’activités productives.Au XIXème siècle Le mouvement hygiéniste, tente déjà debouter hors de la ville les industries nuisantes, mais c’est réellement le mouvement moderniste, promoteur du zoning, du mono-fonctionnalisme et du tout voiture, qui bannit réellement les activités productives les plus nui-santes hors des villes et surtout des zones résidentielles.Dans les années 80, la théorie de la reconstruction de la ville traditionnelle européenne portée par les frères Krier et Aldo Rossi, en parallèle du new urbanism à l’américaine conçu par Peter Calthorpe et Dough Kelbaugh, en contrepied à l’urbanisme fonctionnaliste, remet la mixité fonctionnelle au cœur des réflexions et des débats (Bricocoli, Savoldi, 2012). Après certaines cri-tiques, ce modèle revient en force au début des années 2000. Concernant cette période, nous ne pouvons pas ici passer sous silence le développement du concept de renouvellement urbain (Jacquot, 2004) qui prône plus de mixité urbaine.Se pose ainsi la problématique de la mise en oeuvre du multifonctionnalisme et des effets induits par la proximité voire la promiscuité de diverses activités urbaines et notamment celles des activités productives (flux de marchandises et de déchets, bruits des machines et/ou du trafic, risques, odeurs, pollutions diverses).