Résumé : Cette thèse, intitulée “Croyances Conspirationnistes et Cohésion Sociale : Une Analyse des Facteurs Cognitifs, Psychosociaux et Éducatifs”, explore les mécanismes individuels et collectifs qui influencent l’adhésion aux théories du complot, des croyances ayant des implications majeures pour la confiance institutionnelle et la cohésion sociale. À travers une approche multidimensionnelle, ce travail examine comment la littératie, les compétences en pensée critique, la perception de la justice et l’identification sociale façonnent ces croyances. Sur le plan individuel, des études longitudinales menées en Belgique (N=20) et au Venezuela (N=60) montrent que la pensée critique joue un rôle central dans la réduction des croyances conspirationnistes. Cependant, ces résultats varient selon le contexte sociopolitique, soulignant l’importance des dynamiques culturelles. Sur le plan collectif, une enquête auprès de 300 participants révèle que la perception d’une justice procédurale équitable et un fort sentiment d’appartenance sociale agissent comme des facteurs protecteurs contre ces croyances. Enfin, une étude comparative auprès de 168 élèves en Fédération Wallonie-Bruxelles met en évidence l’impact des inégalités éducatives sur l’adhésion aux théories du complot, un effet médié par la justice perçue et l’identification sociale. Une recherche complémentaire en collaboration avec des ONG explore ces mécanismes dans un contexte interculturel, en combinant interventions éducatives et soutien psychologique. Ces résultats offrent des pistes concrètes pour promouvoir la pensée critique et renforcer la cohésion sociale face à la désinformation.