par Ragot, Adélaïde
;De Muynck, Simon
;Kampelmann, Stephan 
Référence Creating Knowledge through Participatory Research ; Participatory Research in Action: Bridging Public Spaces, Conflict, and Policy (2024-11-14: Usquare (ULB))
Publication Non publié, s.d.
;De Muynck, Simon
;Kampelmann, Stephan 
Référence Creating Knowledge through Participatory Research ; Participatory Research in Action: Bridging Public Spaces, Conflict, and Policy (2024-11-14: Usquare (ULB))
Publication Non publié, s.d.
Communication à un colloque
| Résumé : | La conférence analyse la notion d’« espaces verts accessibles au public » (EVAP) à Bruxelles et montre qu’elle est loin d’être neutre ou évidente. À partir d’ateliers participatifs réalisés dans le cadre des Plans d’Action Climat, les habitants ont contesté les cartes institutionnelles : ils ont supprimé environ la moitié des espaces considérés comme verts par l’administration et en ont proposé d’autres.Ce décalage révèle que plusieurs définitions coexistent selon les institutions (Bruxelles Environnement, IBSA, PRAS), chacune reposant sur des critères différents : pourcentage de végétation, accessibilité, taille, fonctions récréatives ou écologiques.Ces divergences produisent des résultats statistiques contrastés : la part d’espaces verts varie fortement selon la définition et la méthodologie (inventaires administratifs ou données satellitaires). Elles ont donc des conséquences politiques : elles orientent les diagnostics urbains, les priorités d’aménagement et la communication publique.L’étude montre que les définitions actuelles sont principalement construites « top-down » par des experts et reflètent des valeurs institutionnelles plutôt que l’expérience vécue. Or les espaces verts remplissent des fonctions multiples (récréatives, sociales, climatiques, patrimoniales), ce qui rend impossible une définition purement technique. Les auteurs défendent dès lors une approche participative permettant d’intégrer les représentations sociales et la qualité perçue des lieux.En conclusion, la question n’est pas seulement de cartographier les espaces verts mais de décider collectivement ce qui compte comme nature en ville. Harmoniser les critères tout en intégrant les citoyens apparaît essentiel pour des politiques urbaines plus démocratiques et adaptées aux usages réels. |



