par Cappe, Maki 
Président du jury Limido-Heulot, Patricia
Promoteur Massin, Marianne;Viart, Christophe
Publication Non publié, 2024-06-24

Président du jury Limido-Heulot, Patricia
Promoteur Massin, Marianne;Viart, Christophe
Publication Non publié, 2024-06-24
Thèse de doctorat
| Résumé : | Quand on parle d’une œuvre au sujet d’une installation artistique, que désigne-t-on au juste ? Apparue dans les années soixante, la dénomination de l’installation recouvre des productions très hétérogènes. Plus proche de la sculpture à ses débuts, elle se répand largement aujourd’hui sous la forme de l’art expérientiel et des environnements numériques immersifs. Pourtant, malgré ces disparités qui empêchent une définition de la pratique ou une reconnaissance formelle de ses caractéristiques, deux éléments concourent à l’ambition d’une approche générique : 1) elle n’est pas réductible à un objet posé devant un spectateur et 2) elle entretient une relation consubstantielle à l’espace de son exposition. L’installation est un art qui se déploie dans l’espace et son appréhension ainsi que son appréciation dépendent de l’expérience d’un spectateur mobile. L’installation met à l’épreuve l’idée d’unité objective qui sous-tend la notion d’œuvre. Mais cette mise à l’épreuve permet en retour de renouveler l’opérativité conceptuelle de la notion. Notre hypothèse consiste à déplacer l’unité de l’œuvre délimitée dans un objet vers l’unité de la synthèse constituée par et dans la mémoire du sujet. L’unité n’est plus celle de quelque chose face au spectateur mais celle de l’expérience esthétique qui révèle les qualités temporelles de l’espace, condense et synthétise les différentes phases du vécu. En tant que synthèse l’œuvre n’est pas réductible à l’unique subjectivité de l’expérience mais tend à être objectivée par le sujet-spectateur lui-même. |



