par Pfeiffer, Natacha 
Editeur scientifique Laoureux, Sébastien;Ost, Isabelle
Référence Jacques Rancière, aux bords de l'histoire, Recherches sur Les noms de l'histoire, Kimé, Paris
Publication Publié, 2021

Editeur scientifique Laoureux, Sébastien;Ost, Isabelle
Référence Jacques Rancière, aux bords de l'histoire, Recherches sur Les noms de l'histoire, Kimé, Paris
Publication Publié, 2021
Partie d'ouvrage collectif
| Résumé : | Cet article analyse la scénographie problématique propre aux textes de Jacques Rancière, c’est-à-dire l’agencement volontairement flottant des places, des corps et des voix au sein de son discours. La position du philosophe, en particulier, demeure pour une part indéfinie, ce qui confère à ses textes une certaine ambivalence. Ce problème initial qui marque toute l’œuvre de Rancière trouve selon moi son point d’exergue dans Les noms de l’histoire. Une indétermination demeure en effet quant à la place que le philosophe attribue tout à la fois à l’historien et au sujet de l’histoire hérétique moderne. Jacques Rancière n’est pas l’unique parole flottante de ce texte, Les Noms de l’histoire ayant précisément pour enjeu l’institution d’une telle parole au sein de l’histoire à travers la préservation d’un écart – d’un dissensus – entre les mots, les corps et les lieux. Les conditions de l’écriture de l’histoire réfléchissent et mettent ainsi en scène le paradoxe propre à la pensée et au style du philosophe, à savoir son refus d’établir son point de vue, refus de faire concorder sa parole, son regard et sa position dans l’espace. |



