par Michiels, Sabine
;Foucart, Jennifer
;Demoulin, Christophe; [et al.]
Référence Optimizing communication in healthcare (28 novembre 2025: Bruxelles, Belgium)
Publication Non publié, 2025-11-28
;Foucart, Jennifer
;Demoulin, Christophe; [et al.]Référence Optimizing communication in healthcare (28 novembre 2025: Bruxelles, Belgium)
Publication Non publié, 2025-11-28
Communication à un colloque
| Résumé : | ContexteCet abstract présente les résultats d'une étude expérimentale comparative multicentrique visant à comparer les niveaux d'empathie chez des étudiants de première année inscrits dans des filières en sciences de la santé et hors sciences de la santé dans trois universités francophones belges. En effet, les soins centrés sur le patient reposent sur l’empathie thérapeutique. Or, des études antérieures ont mis en évidence une diminution du niveau d’empathie au cours des formations médicales et paramédicales. Pour répondre à cette problématique, cette étude compare les niveaux d'empathie des étudiants en sciences de la santé (y compris les étudiants en kinésithérapie) à ceux d’étudiants hors sciences de la santé dans trois universités francophones belges.MéthodologieDes étudiants volontaires de première année issus de diverses filières universitaires ont été recrutés dans trois universités différentes au tout début de leur année universitaire et ont été inclus dans l'étude. Un questionnaire anonyme en ligne a été administré, comprenant des données sociodémographiques, l'indice de réactivité interpersonnelle (IRI) et, pour les étudiants des programmes liés à la santé, l'échelle d'empathie de Jefferson pour les professionnels de la santé. Des analyses descriptives et non paramétriques (test de Kruskal-Wallis) ont comparé les scores d'empathie. Des régressions linéaires multiples (modèles complets et parcimonieux) ont été effectuées pour identifier les facteurs influençant l'empathie. RésultatsUn total de 1 787 réponses a été analysé. Les étudiants des programmes de santé mentale avaient des scores totaux d'IRI significativement plus élevés que ceux des domaines autres que la santé (p < .001). Parmi les étudiants en santé, ceux en psychologie, médecine et dentisterie ont obtenu des scores plus élevés à l'IRI et à Jefferson que les étudiants en physiothérapie (p < .001). Les modèles de régression ont identifié le sexe, le domaine d'études et la formation en communication comme des prédicteurs significatifs, bien qu'ils n'expliquent qu'une faible proportion de la variance des scores.DiscussionCes résultats suggèrent que certaines filières attirent des profils plus empathiques dès l’entrée à l’université, notamment la psychologie et la médecine. Les scores plus faibles des étudiants en kinésithérapie pourraient refléter des motivations différentes (intérêt pour le sport, approche fonctionnelle du soin) ou une identité professionnelle encore peu construite. Le sexe et la formation à la communication jouent un rôle important, en lien avec les dimensions cognitive et émotionnelle de l’empathie.ConclusionBien que les étudiants qui commencent un programme dans le domaine de la santé aient tendance à faire preuve de plus d'empathie que ceux des autres disciplines, nos résultats indiquent qu'une formation à la communication et des stratégies éducatives ciblées sont encore nécessaires pour renforcer davantage cette compétence essentielle.ContexteL’empathie thérapeutique est au cœur des soins centrés sur le patient. Cependant, des études antérieures révèlent une baisse de l’empathie au fil des formations médicales et paramédicales. Cet abstract présente les résultats d'une étude expérimentale comparative multicentrique menée dans trois universités francophones belges. Elle vise à comparer les niveaux d'empathie chez des étudiants de première année inscrits dans des filières en sciences de la santé et hors santé. MéthodologieDes étudiants volontaires de première année, issus de diverses filières universitaires dans trois institutions, ont été recrutés en début d’année. Un questionnaire anonyme en ligne a recueilli des données sociodémographiques, l'indice de réactivité interpersonnelle (IRI) et, pour les étudiants en santé, l'échelle d'empathie de Jefferson. Des analyses descriptives et non paramétriques (test de Kruskal-Wallis) ont comparé les scores d'empathie. Des régressions linéaires multiples (modèles complets et parcimonieux) ont été réalisées pour identifier les facteurs influents.RésultatsAu total, 1 787 réponses ont été analysées. Les étudiants des filières santé mentale ont obtenu des scores IRI significativement plus élevés que ceux des filières hors santé (p < .001). En santé, les étudiants en psychologie, médecine et dentisterie ont eu des scores IRI et Jefferson supérieurs à ceux en kinésithérapie (p < .001). Le sexe, le domaine d'études et la formation en communication sont ressortis comme prédicteurs significatifs, bien qu’ils expliquent faiblement la variance des scores.DiscussionCertains cursus, comme la psychologie et la médecine, semblent attirer des profils plus empathiques dès l’entrée à l’université. Les scores plus faibles observés en kinésithérapie pourraient traduire des motivations différentes (intérêt sportif, approche fonctionnelle) ou une identité professionnelle en construction. Le sexe et la formation en communication influencent les dimensions cognitive et émotionnelle de l’empathie.ConclusionBien que les étudiants en santé manifestent plus d’empathie que ceux d’autres disciplines, nos résultats montrent que la formation à la communication et des stratégies pédagogiques ciblées restent nécessaires pour renforcer cette compétence clé. |



