Article révisé par les pairs
Résumé : Dans de nombreuses villes européennes, l’accès à de l’eau pour se laver n’est plus une évidence pour un nombre croissant d’habitants en proie à la paupérisation et au mal logement. En réponses à ces enjeux de vulnérabilité hydrique, certaines villes ont fait le choix de maintenir leurs douches publiques, de les rendre gratuites, de les rénover ou de les développer. Qu’en est-il à Bruxelles ? Combien y a-t-il encore de douches publiques ? Sont-elles suffisantes pour faire face à la demande ? Qui les fréquente et pourquoi ? C’est à ces questions que cet article et les recherches qui l’ont nourri tentent de répondre. Sur base de recherches historiques, d’un recensement actuel de l’offre de douches et d’enquêtes de terrain à la fois auprès des gestionnaires et des usagers et usagères, il met en lumière les étapes de la disparition de ce service public, la difficile prise de relais par le secteur associatif et surtout le manque criant d’une offre qui puisse combler les immenses besoins. Sur base de ces constats, il dessine des pistes pour une meilleure prise en charge de ce problème qui touche tant à la santé publique qu’à la dignité humaine.