Résumé : Cette thèse s’inscrit dans une volonté de mieux comprendre la réussite en première année universitaire, une étape marquée par un taux de réussite relativement faible. Elle poursuit un double objectif : analyser le rôle de la maîtrise des prérequis disciplinaires et langagiers à l’entrée du parcours supérieur, et évaluer l’efficacité des dispositifs institutionnels d’aide à la réussite, en particulier les tests diagnostiques et les cours de remédiation. Trois études empiriques ont été menées. La première met en évidence que la réussite académique en fin de première année dépend fortement du niveau de préparation initiale, confirmant que les étudiants disposant de meilleures bases disciplinaires valident davantage de crédits. La deuxième montre que les compétences langagières soutiennent indirectement la réussite en facilitant l’appropriation et la mobilisation des connaissances disciplinaires. Enfin, la troisième évalue l’impact des cours de remédiation destinés aux étudiants identifiés comme académiquement à risque. Les analyses menées à l’aide de la méthode d’appariement sur score de propension, mettent en évidence un effet positif de la participation régulière à ce dispositif sur les performances académiques. Ces résultats confirment le rôle central des prérequis dans l’explication de la réussite en première année et mettent en évidence l’importance d’un diagnostic précoce et d’un accompagnement adapté. Ils confirment que les dispositifs institutionnels peuvent jouer un rôle déterminant pour soutenir les étudiants vulnérables, promouvoir l’égalité des chances et améliorer la réussite académique dans l’enseignement supérieur.