par Boucherie, Alexandra 
Référence Archéologie du genre - Construction sociale des identités et culture matérielle, Université des Femmes, Bruxelles, page (213)
Publication Publié, 2020-12-01

Référence Archéologie du genre - Construction sociale des identités et culture matérielle, Université des Femmes, Bruxelles, page (213)
Publication Publié, 2020-12-01
Partie d'ouvrage collectif
Résumé : | En archéologie funéraire, la source privilégiée d’analyse est généralement représentée par des ensembles funéraires qui permettent de retracer les pratiques funéraires des populations passées et leurs évolutions dans l’espace et le temps. Afin de les caractériser au mieux, il est nécessaire d’appliquer une démarche archéo-anthropologique dont l’essence est de croiser de manière systématique les données archéologiques issues de l’analyse des sépultures en tant que fait archéologique avec les données biologiques provenant de l’examen anthropologique des restes humains. Ce croisement permet de mettre en évidence des gestes codifiés et répétés correspondant à des pratiques funéraires et une norme funéraire choisis par les vivants pour gérer leurs morts. C’est à ce stade que des pratiques funéraires relevant d’une structuration relative au genre peuvent alors être mises en lumière. Intimement liées, il apparaît évident que les deux notions, de sexe biologique et de genre, ne peuvent être traitées l’une sans l’autre. Au sein du premier ouvrage francophone consacré à l’archéologie du genre, cette contribution se propose, en premier lieu, d’offrir un panorama actualisé des méthodes les plus fiables de diagnose sexuelle communément utilisées en anthropologie biologique, avant de revenir sur la nature des caractéristiques qui peuvent être déduites de l’analyse détaillée des sépultures. Enfin, cet article discute de l’imbrication évidente qui existe entre les notions de sexe biologique et de genre dans la reconstruction des pratiques funéraires des populations du passé. |