par André, Valérie
;Duriau, Nicolas
;Lacôte, Fanny;Seth, Catriona;Vanacker, Beatrijs
Référence 15e Congrès international des Lumières. Lumières et identités (2019-07-18: University of Edinburg, organisé par the International Society for Eighteenth-Century Studies)
Publication Non publié, 2019-07-18


Référence 15e Congrès international des Lumières. Lumières et identités (2019-07-18: University of Edinburg, organisé par the International Society for Eighteenth-Century Studies)
Publication Non publié, 2019-07-18
Communication à un colloque
Résumé : | [FR] Roman-mémoires pornographique erronément attribué par les bibliographes de la fin du XIXe siècle à Pigault-Lebrun, L’Enfant du bordel (1800) est une œuvre énigmatique et génériquement difficile à saisir. Appartenant au genre romanesque, elle cristallise pourtant de nombreuses traditions littéraires, au croisement desquelles les romanciers post-révolutionnaires doivent s’inscrire afin de satisfaire un lectorat bourgeois qui tend à s’accroître. Aux différents sous-genres auxquels ce roman pourrait répondre, il faudrait originalement ajouter celui du « roman du prostitué » : significativement omise par l’historiographie, cette nouvelle étiquette résume économiquement l’intrigue de L’Enfant du bordel. Évoquant un jeune garçon conduit à l’exercice de la prostitution, le texte révélerait l’existence non seulement littéraire, mais également historique d’une figure encore aujourd’hui méconnue : celle du prostitué. Levant le voile sur un invisible social, ce roman décrirait en miroir une société qui s’embourgeoise et qui deviendrait, à l'aube du XIXe siècle, d'autant plus favorable à la répression d’une prostitution masculine alors aux antipodes des valeurs viriles qu’elle cherche à diffuser. |