par Avanzi, Quentin
Référence Colloque des entomophagistes (42: 8 au 10 Nov 2021: Rennes - France)
Publication Non publié, 2021-11-01
Communication à un colloque
Résumé : La proximité génétique des insectes sociaux et les densités importantes atteintes dans leur nid, favorisent le développement de champignons entomopathogènes comme Beauveria bassiana. Le cycle de développement cet entomopathogène généraliste commence par la digestion enzymatique de la cuticule de l’insectes hôte suivie par la consommation des tissus internes par le mycélium pour finir par la production des structures externes sporulantes, prête à contaminer de nouveaux insectes. Pour limiter l’impact des pathogènes, les insectes sociaux ont mis en place une gamme de comportements coopératifs complexes regroupés sous l’appellation « d’immunité sociale ». On peut distinguer les stratégies dites de résistance et celles de tolérance qui visent toutes deux à réduire l'impact d'un pathogène sur la colonie mais, pour la première, par une réduction des pathogènes présents et, pour la seconde, en laissant la charge en pathogènes inchangée au sein de la colonie . Le potentiel d'une colonie de fourmis à tolérer une charge pathogène est supposé dépendre des traits de vie de l'espèce de fourmi (régime alimentaire, type de nidification), de l'organisation socio-spatiale de la colonie et du niveau des défenses immunitaires des membres du groupe. En corolaire, on suppose que les colonies de fourmis ayant un faible niveau de tolérance compensent par des stratégies de résistance qui réduiront efficacement la pression des pathogène dans leur espace de vie. Le but de cette thèse est de mieux comprendre comment la balance entre résistance et tolérance à l’entomopathogène Beauveria bassiana est influencée par certains traits spécifiques des colonies de fourmis Myrmica rubra i) niveau d’activité, ii) topologie du nid et iii) présence d’individus clés.