Thèse de doctorat
Résumé : Trois axes sont définis par la Commission Internationale de Radioprotection pour gouverner la radioprotection : la justification, l’optimisation et des règlementations quant aux limites de doses d’irradiation. Ce travail vise à vérifier l’adéquation des méthodes et des techniques appliquées à ces trois axes. Quatre articles originaux sont présentés à cet effet.Concernant la justification, nous avons comparé des situations cliniques présentes/absentes de deux guidelines ainsi que la pertinence des prescriptions : les guidelines établis par Euro-2000 et ceux actualisés proposés par la Société Européenne de Radiologie sous la forme d’une plateforme numérique appelée iGuide. Davantage de cas cliniques rencontrés en pratique courante sont repris dans iGuide par rapport aux Guidelines Euro-2000. Néanmoins, l’inadéquation des recommandations aux situations cliniques auxquelles les prescripteurs sont confrontés contribue à expliquer leur faible adhésion et limite leur contribution à la justification.Concernant l’optimisation, nous avons investigué une technique qui vise à réduire l’irradiation mammaire en tomodensitométrie (TDM) thoracique. Sa conception prévoit une augmentation de l’irradiation en dehors du tissu mammaire afin de maintenir la qualité d’image pulmonaire. Les angles établis sur base anthropomorphique sont inadéquats. Le système risque d’engendrer un excès d’irradiation. Un tel système doit être évalué avant sa mise en œuvre car il peut engendrer une augmentation plutôt qu’une réduction de l’irradiation.Concernant la régulation des limites de doses, deux travaux s’intéressent à leur variabilité en fonction de la taille des échantillons en TDM et en radiographie. En se conformant aux petits échantillons exigés dans les enquêtes périodiques, les résultats sont très variables. Les conditions exigées sont dès lors inadéquates pour proposer des optimisations de doses et il convient d’augmenter le nombre d’examens exigés dans ces enquêtes.En perspective, les guidelines doivent continuer à être améliorés afin d’en accroître l’adhésion des prescripteurs. Les nouvelles technologies qui visent à réduire l’irradiation doivent être validées avant d’être mises en œuvre. Les enquêtes périodiques des doses délivrées en TDM et en radiographie doivent être basées sur de plus grands nombres d’examens.