Résumé : Suite au succès des premiers MOOC sur le continent africain et à la volonté de certaines institutions de produire ces cours à destination des populations africaines, nous pensons qu’il est nécessaire d’étudier ce contexte particulier ainsi que les besoins réels de ce public cible. Notre volonté est d’apporter des recommandations adaptées aux contextes, tant en termes techniques et pédagogiques qu’en termes d’autonomie des acteurs locaux. Cette recherche a pour but de construire un diagnostic sur le potentiel du développement de MOOC spécifiques aux besoins de l’Afrique subsaharienne francophone. L’objectif est de mettre en évidence les bénéfices qu’ils pourraient apporter au regard des problématiques de l’enseignement supérieur universitaire, mais également les risques et éventuels dysfonctionnements auxquels ils pourraient être confrontés. Nous souhaitons également évaluer dans quelle mesure une production de MOOC « par » les acteurs africains – complémentaire aux MOOC « pour » – est envisageable dans ce contexte.Pour ce faire, il nous paraît indispensable d’impliquer les acteurs concernés dans cette réflexion. C’est pour cette raison que cette étude a été menée dans une visée participative. Le diagnostic élaboré permet de comprendre les raisons du succès des premiers MOOC utilisés dans le sud de ce continent afin de mieux saisir le sens que les utilisateurs africains accordent à ces nouveaux dispositifs, la manière dont ils se les approprient et infléchissent certaines de leurs modalités afin qu’ils répondent de manière optimale à leurs besoins en termes d’apprentissage. Par ce biais, il s’agit de déterminer si les MOOC constituent une solution adéquate aux problématiques de l’enseignement universitaire en Afrique subsaharienne et, dans l’affirmative, d’évaluer la manière de mener de tels projets.